mercredi 16 novembre 2022

Contrôle technique des 2-roues motorisés : les mots pour le dire...

Motards citoyens Contrôle technique moto

Depuis l’arrêt du Conseil d’État retoquant le décret gouvernemental d’abrogation du décret du 9 août 2021 instaurant un contrôle technique des 2-roues motorisés (ouf !), les esprits s’échauffent. Certains semblent même en perdre toute lucidité et toute mesure en se laissant aller aux insultes, parfois à caractère raciste.
Une mise au point s’impose...

Trois associations se prétendant "écologistes" mais dont le trait le plus évident est, à coup sûr, une motophobie assez crasse, ont introduit un recours devant le Conseil d’État contre le décret du 25 juillet 2022 abrogeant celui du 9 août 2021 relatif à la mise en place d’un contrôle technique des 2-roues motorisés (CT2RM).

Le Conseil d’État a fait droit aux arguments des trois associations. Le décret d’abrogation est annulé.

Certes, c’est un mauvais coup porté aux motards et plus particulièrement à la FFMC qui lutte depuis une bonne quinzaine d’années contre ce racket orchestré par les grands opérateurs du contrôle technique, au premier rang desquels l’allemand Dekra, financeur d’une étude, on ne pourrait plus, biaisée et orientée, sur laquelle la Commission européenne s’est appuyée pour légiférer, au mépris d’études indépendantes prouvant l’innocuité du CT2RM.

C’est que, il ne faut pas se voiler la face, il y a de juteux profits en perspectives et pas seulement pour les mercantis. La sécurité routière est vraiment bonne fille...

Comme on pouvait s’y attendre, l’annonce du Conseil d’État a aussitôt provoqué une grande agitation en motardie. Mais pas uniquement : comme chaque fois que la moto et ses utilisateurs se retrouvent sur le devant de la scène, toute une engeance plus ou moins bien inspirée a revêtu ses plus beaux atours de justiciers de café du commerce pour attaquer tous azimuts sur des considérations qui traduisent bien plus souvent leur haine de l’autre que des préoccupations basées sur une réflexion sérieuse. D’où, parfois, ces remugles de fond de fosse à purin que nombre d’experts autoproclamés dispensent anonymement depuis leurs claviers, bien à l’abri de leurs écrans d’ordinateurs.

De son côté, la FFMC bat le rappel de ses troupes pour reprendre la lutte. Nous n’avons pas dit notre dernier mot et chacun doit s’attendre à ce que nous le fassions entendre haut et fort.

Si l’on en croit une des associations motophobes ci-dessus, elle aurait reçu des menaces et des insultes, dont certaines à caractère raciste. Naturellement, elle s’est empressée de porter plainte. Cela lui permet de revenir au centre de la photo en donnant dans un registre victimaire dont se repaît une presse gourmande de sensationnalisme facile et qui adore ces affrontements binaires. Le rôle des gentils est bien sûr tenu par nos écolos de salon qui, tels St Georges terrassant le dragon, sont prêts à utiliser toutes les arguties pouvant les aider à éradiquer les vilains motards, désormais décrits comme grossiers, malpolis, agressifs et racistes. Or, on sait bien que dans ce genre d’affaires, la manipulation n’est jamais à exclure totalement.

Toutefois, il n’est pas inutile de rappeler ceci : si la violence et les menaces semblent être devenues aujourd’hui un mode d’expression banal, ce n’est pas celui de la FFMC.

La FFMC est une organisation citoyenne qui défend des citoyens, sans violence ni haine. Certes, nous utilisons souvent la dérision et le pamphlet pour moquer certains arguments et certains travers de nos adversaires, mais nous n’avons jamais utilisé l’insulte envers quiconque.
La FFMC n’est l’ennemie de personne et sûrement pas des autres citoyens. Elle n’a pas d’ennemis et ne reconnaît pas comme tels même ceux qui pensent trouver en elle un exutoire à leur propre intolérance. Car la FFMC prône la tolérance, le respect mutuel et le partage de la route. Elle rejette toute forme de discrimination, en particulier le racisme.

Par conséquent, nous n’accepterons jamais que le nom de notre fédération soit associé de quelque manière que ce soit à des campagnes d’insultes et de menaces à l’égard de ceux qui s’opposent à nous comme ils en ont parfaitement le droit. Nous répondrons sur le plan politique et par l’argumentation, en nous appuyant s’il le faut sur des mobilisations de rue pacifiques et respectueuses du bien commun, comme nous l’avons toujours fait.

Avant toute chose, demandez-vous « à qui profite le crime ? »

Ceux qui s’abaissent à user des comportements dénoncés par nos adversaires, ne se battent pas pour nous faire gagner. Au contraire, ils cherchent délibérément à nuire à notre cause en salissant l’image des motards.

Nous appelons donc nos adhérents et nos sympathisants, et au-delà, toute la communauté motarde, des plus passionnés aux simples utilisateurs sans prétention, à défendre notre cause dans la dignité et le respect d’autrui, en toutes circonstances, et à ne pas céder aux provocations.

En attendant, rendez-vous le 26 novembre 2022 sur la place du Marché à Monteux pour dire notre refus de nous laisser racketter !

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