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Test de mobilité Vaucluse 2019

mercredi 15 mai 2019, par FFMC 84

Le sujet
Le soleil brille en ce matin du mardi 14 mai 2019, bien que la température soit basse pour la saison et que le vent souffle fort. A l’appel de la FEMA (Fédération Européenne des Associations Motocyclistes), plusieurs militants de la FFMC 84 (Antenne du Vaucluse de la Fédération des Motards en Colère) et leurs amis de l’association Roulons à Vélo se retrouvent sur le parking du centre commercial Avignon Nord. Le but ? Partir au même moment avec différents moyens de transport et rallier - chacun à sa façon, avec ses avantages et ses contraintes, mais toujours en respectant le code de la route - le même lieu, en l’occurrence l’accueil de l’hôpital Henri Duffaut. Un militant les y attend pour chronométrer leurs arrivées respectives. L’objectif n’est pas de faire la course ni de dénigrer un mode de transport, mais de collecter des données objectives pour étayer les discussions, c’est pourquoi ces "tests de mobilité" sont organisés à travers l’Europe tous les deux ans.

Le trajet
Cette année, c’est un trajet de 12 kilomètres qui a été retenu, entre deux pôles d’activité majeurs de l’agglomération du Grand Avignon, un matin ordinaire de semaine. La circulation est assez dense en cette heure de pointe, mais pas trop bloquée, plutôt dans la moyenne. A 8H30 pile, tout le monde s’élance :
- une automobiliste
- un piéton en transports en commun
- trois cyclistes (dont un professionnel très entraîné)
- un "motomobiliste" en 125cc
- deux motards en grosses cylindrées.

Quel sera l’ordre d’arrivée ?

Le résultat
Sans surprise, c’est une des motos qui arrive la première, après seulement 15 minutes de route : un gros trail et un conducteur très habitué à l’environnement urbain, une combinaison efficace. A peine quelques minutes plus tard, à 8H49, c’est la 125 qui pointe son phare - logique, en milieu urbain, la puissance du véhicule compte moins que sa maniabilité et le choix de l’itinéraire. 27 minutes après l’heure du départ, un premier vélo arrive, le professionnel qui aurait été là plus tôt si la piste cyclable qu’il avait choisi d’emprunter ne lui avait fait faire un détour (il a même doublé ses collègues plus lents en cours de route). A 31 minutes, le second cycliste et la dernière moto arrivent en même temps (le motard en grosse routière a tenté de passer par un centre urbain où la circulation était bloquée par une intervention de secours). Le dernier vélo et l’automobiliste, qui a dû prendre le temps de se garer et de finir à pied, arrivent presque ensemble à 33 et 35 minutes. Enfin... ah, un bus... non notre testeur n’est pas dedans. Un autre bus ! Toujours pas... C’est après 1 heure et 22 minutes que le piéton arrive (le réseau TCRA prévoit environ 1H pour ce trajet).

(Tous les véhicules n’ont pas suivi exactement le même parcours)

L’analyse
- Nous avions aussi prévu un petit scooter mais il a eu un problème technique, ainsi que des véhicules électriques mais leur faible disponibilité ne l’a pas permis à temps, nous espérons en avoir sur la prochaine édition.
- Sur un trajet aussi court, la différence de consommation entre les véhicules thermiques n’est pas significative, mais elle compte au quotidien. Le coût du billet de bus à l’unité est plus élevé que le prix de l’essence, mais il serait avantageux avec un abonnement pour les trajets réguliers. Les vélos sont bien entendu imbattables en coût d’usage !
- La dernière fois, nous avions pour terminus le centre-ville, avec des contraintes particulières ; cette année pour varier les tests, les objectifs étaient bien desservis par les bus et il était facile et gratuit de se garer. Cela a avantagé la voiture sur ce point (gros gain de temps et économie) et les arrêts de bus proches ont limité le temps de marche du piéton.
- Sur le temps de trajet, les chiffres sont éloquents : indépendamment de sa cylindrée, le deux-roues motorisé prouve son efficacité, avec la moitié du temps moyen de l’ensemble des participants (le plus rapide ayant mis le sixième du temps du bus). Le vélo est également économique et très adapté aux déplacements urbains, pour peu que son utilisateur n’ait pas trop de choses à transporter et soit en bonne condition physique (tout le monde n’était pas disposé à enchaîner près de 30 km A/R en pédalant).

En conclusion
Cohérents avec ceux des autres années et ceux comparables de nombreuses villes d’Europe, ces chiffres confirment que les deux-roues de toutes sortes ont pleinement leur place dans la politique de mobilité urbaine. Il ne s’agit pas de les privilégier au détriment des autres modes de transport, mais au moins de ne pas les oublier dans les plans de déplacement et les infrastructures : prévoir des emplacements de stationnement adaptés, ne pas les interdire dans les zones à circulation restreinte, installer des pistes cyclables efficaces et sûres, et penser à eux dans la conception du mobilier urbain et des nouveaux aménagements (par exemple le tout nouveau tramway d’Avignon présente de nombreux aspects dangereux ayant déjà entraîné des accidents pour les vélos comme pour les motos).
Face aux défis de l’engorgement et de la pollution des villes, et aux besoins croissants de mobilité, plus que jamais, les deux-roues ne sont pas un problème, mais une solution !
Contact : ffmc84@ffmc.fr
Pour plus d’information : www.ffmc.fr, www.fema-online.eu, roulonsavelo.fr

Les résultats 2017

Test Mobilité FEMA-FFMC84 2017
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