le 2004 par Diane la Québécoise

3ième essai et manque, ben oui mais chu fière de moé car j’ai raté à cause d’une erreur technique, ouais ! J’ai retardé la prise du frein avant j’ai donc raté la limite de 8 pouces (20 centimètres).

4e essai plateau : y mouille, je chie des briques car si je rate je dois tout recommencer alors forces-toé le cul, ma Diane. L’inspecteur est bien, compréhensif ! J’passe les vérifs et le sans moteur avec un A. La partie lente s’est effectuée avec un B car j’ai mis pied à terre. J’prends le B et m’avance à la partie rapide où je me retape l’évitement à droite. J’attaque comme si ma vie en dépendait, au demi-tour ma roue arrière dérape mais je récupère sans tomber par contre la ligne blanche m’invite. A l’arrivée, 21’38 avec C, mais j’ai un deuxième essai.

L’inspecteur vient me voir me dit de me calmer et tout ira bien en autant que je ne fais pas faute. Faut savoir comprendre ici, c’est la France mais je m’en viens pas pire dans cette formation non plus. Je reprends la partie rapide, j’attaque un peu plus doucement.

L’inspecteur vient me voir à l’arrivée, me dit c’est bon et dans les temps.

Crisse que chu fière de moé, j’me pète les bretelles !

Question fiche : Alors là, chu pas paniquée pan toute, ça fait assez longtemps que chu dans la FFMC pour savoir le bon du mauvais. L’examinateur me regarde et dit : "c’est bon" ! Je me retourne vers mon mono qui me dit tout bête : "Tu rates, tu pleures, tu passes, tu pleures encore, faudrait savoir" ! J’téléphone à mon Ours, il crie de joie et m’accueillera plus tard avec le champagne.

Etape numéro 3, la circulation. J’angoisse encore car il ne me reste toujours qu’un essai, si je rate j’devrai tout recommencer. Une bonne dizaine d’heures furent nécessaires, des engueulades avec mon mono, car votre crisse de signalisation se contrarie assez souvent et en prime j’ai appris que le code n’est plus valable après que tu es eu ton permis, ben oui, tout ceux qu’y ont leur permis ne respecte plus le code.

Au retour des Assises de la FFMC, quelques jours de balade, pendant lesquels je reçois confirmation que je passe la circulation vendredi. Bout de crisse chu pas prête ! J’me présente à l’école, vendredi matin 8 heures, mon mono me dit : "Si tu t’appliques, tu peux". OK ! On part. On se paie deux heures de pratique. Je crois avoir fait toutes les routes possibles avec mon mono, depuis le temps. On arrive sur place, on part avec l’examinateur, un gars cool, mais sur un trajet jamais vu. J’commence la première. J’passe en avant de la voiture auto-école et j’me dis : "Prête, pas prête, j’y va et d’la marde si je rate, aussi bien m’amuser pendant que j’ai le cul sur la moto". Et c’est ce que j’ai fait, j’en ai même oublié l’inspecteur. Pendant le retour et que mon compatriote se pête le même trajet dans le sens contraire, je comprends que c’est bon autant pour moi que pour mon compagnon. Sans dire un mot je rentre à la maison et là j’apprends la nouvelle au Toutou et ben moé qu’y pensait être la seule émotive !

Tout est beau, tu diras ? Eh ben non ! Le numéro de permis n’est pas le même que sur mon carnet de cours. J’peux pas avoir ma petite feuille jaune, j’dois me présenter à la Préfecture mercredi, donc j’peux pas faire d’la moto. C’est désespérant ! J’capote !

Mercredi, Préfecture, du permis de conduire on me fait monter en haut aux auto-écoles et de là à la DDE. Chanceuse, tous ces gens sont souriants et gentils. Ben, faut que j’retourne jeudi afin d’éliminer un des numéros. Ch’pas fachée, royalement frustée de voir que c’est une administration de cabochons, pas les gens qui y travaillent plutôt ceux qui ont pondu le système, pas trop trop brillants.

D’ici là, ben pas question de prendre ma petite BM car mon permis n’est pas inscrit. J’ose espérer que mon calvaire s’achève car j’ai encore mon permis de travail à vivre, l’inspection de l’Académie, tout cela pendant que je pacte les boîtes pour notre déménagement et j’te dis pas mes deux ados qui pensent cyclo et moto. J’comprends mieux de Gaule, quand il est venu che nous pour nous dire : "Vive le Québec libre" !

C’est vrai, qu’on a pas autant à s’battre, pour ce qui nous revient, qu’ici, comment faites-vous pour rester calme ?

AAAHHH l’Amour ce que ça peut faire.




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